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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 13:52

      Ce que nos arrières petits enfants retiendront de l'histoire contemporaine, la notre, c'est  ce qui leur sera raconté, à la veillée, loin des  narrateurs officiels...


      Il était une fois en France deux partis qui se disputaient le pouvoir suprême, la Droite et la Gauche.
      Comme vous le savez, la dualité contradictoire est le fondement même de notre existence, le ying et le yang, le blanc et le noir, la nuit et le jour, le bien et le mal ... etc. Rien n'existerait s'il n'y avait son contraire... Le parti la Droite était exactement le contraire du parti la Gauche, son reflet inversé...Pour connaître et comprendre l'un, il suffit d'étudier l'autre...


      Or donc, penchons nous sur l'histoire de Gauche... cela nous narrera aussi celle de' la droite...
      Ce Parti, la Gauche, en réalité, regroupait une multitude de micro partis qui passaient leur temps à se déchirer et se combattre pour grapiller le maximum de prébendes, mais réussissaient toujours à réaliser une union sacrée lorsque le pouvoir passait à leur portée.
      Née dans les derniers soubresauts de la révolution Française, la grande, celle de 1789, la Gauche en défendait les principes et à ce titre revendiquait de défendre les intérets du menu peuple, peu armé pour se défendre lui-même.
      On l'appelait Gauche, non pas parce que leur "petite" origine sociale rendait ses représentants, maladroits, "gauche" dans leurs habits et fonctions de représentants du peuple, mais, beaucoup plus prosaïquement, parce qu'à l'Assemblée Nationale; ils s'étaient regroupés, face à la tribune, au plus près de la sortie et de la buvette, à gauche .
Bon an, mal an , il accédèrent assez souvent au pouvoir suprême par le vote ou grâce à des micro révolutions... 


      Courant XXème siècle deux tendances s'y disputèrent le leader ship, les pro et les anti-marxistes; puis après le passage du gaullisme qui leur prit beaucoup de leur raison d'être, ils perdirent énormément de crédibilité dans l'esprit de ceux qu'ils étaient censé représenter...
      Au début du XXIème siècle, à Gauche, comme à Droite, l'esprit de 1789 était devenu bien lointain et les représentants du peuple étaient devenu des représentants des partis , tous formé dans une même grande école, l' ENA.
      Le dit peuple, qui avait encore officiellement droit de vote pour élire ces représentant,s, était désabusé, fort mécontent et se partageait, de plus en plus entre les abstentionnistes et ceux qui voulaient casser le système...
      A gauche la situation inquiétait beaucoup, une grande Révolution était possible qui risquait de détruire le savant système de partage des pouvoirs et de leurs avantages, patiemment et difficilement mis en place depuis deux siècles.
     En 2002, le Grand Frisson saisit toute la classe politique, jusqu'alors bien ronronnante: l'extrême droite était aux portes du pouvoir. Gauche et droite affolés s'unirent dans ce qu'on a appelé le pacte républicain et réussirent à repousser le danger, pour un temps et Jacques Chirac fut alors élu. C'était un gaulliste, mâtiné de gauche sociale et il géra le pays en bon père de famille... ce qui lui fut d'ailleurs reproché.
     2007, nouvelle élection. en toute logique, on s'attendait à l'alternance politique, instaurée depuis l'ère mitterrand, au nom du principe "Chacun son tour" . A  droite, Nicolas Sarkozy,un jeune sorti du vivier RPR, avec une paire de coucougnettes inversement proportionnelles à sa taille, briguait la fonction suprême et réussit à regrouper, bon gré mal gré, toutes les troupes autour de lui.
      La gauche  choisit un panel de candidats, sans grand danger les uns pour les autres, et ce fut Ségolène Royale qui rallia les suffrages des militants pour tenter l'aventure de la présidentielle.
      Convenablement relookée, bien coatchée, innoffensive pour les autres et représentant la gent féminine, c'est dire 50% de l'électorat, c'était jouable.
     C'était sans compter sur la hardiesse du programme du candidat de droite Nicolas Sarkozy et de ses qualités de tribun. Il fut élu.
      Alors  la gauche dépitée créa et mis en place, ce que l'on appellera plus tard, le Sarko bashing. Plutôt que critiquer le nouveau président sur son action on se focalisa sur sa personne en vertu du principe "dites du mal, il  en restera toujours quelques chose".


     La politique avait alors atteint son numéro zéro !


     Nicolas Sarkozy se mit au travail et entreprit les grandes réformes annoncées, mais,au bout d'un an, il se prit en pleine figure la crise économique mondiale, à laquelle il résista assez bien et mieux que ses collègues européens, mais ne put tout mettre en place et, bashing aidant, il fut balayé en 20012.
      A gauche en 2011, à un an des élections de 2012, on n'en pouvait plus de ne pas être au pouvoir; grâce au Bashing et à la crise, on avait pris nombre de grandes villes et la plupart des régions, mais qui présenter à l'élection ?
      Un candidat se détachait largement en tête DSK et cela ne plaisait pas aux autres caciques habitués au consensus  des motions  et craignant de perdre beaucoup, s'il était élu, car il menaçait de mettre en place de sévères mesures économiques et donc de déplaire à une importante tranche d'électeurs de gauche. 
      Un traquenard à  caractère sexuel,habilement monté aux USA, mit fin à la candidature de DSK.
      Il ne restait plus qu'à trouver un candidat, dans le cénacle, un candidat qui ne fasse pas d'ombre aux autres et qui accepte tout ce qu'on voudrait et la campagne s'appuierait sur les lobbys sociaux, les communautarismes, les attentes basiques du peuple et le sarko bashing .

      Le candidat idéal était tout trouvé! c'était le roi de la synthèse des motions, celui qui ne disait jamais non, François Hollande.
      Et François Hollande fut élu avec, dans la foulée, une majorité de députés de gauche...La Gauche exultait!  Elle tenait les régions, les grandes villes, l'Assemblée Nationale et la Présidence de la République !
      Oui mais Le pouvoir, il allait falloir l'assurer, l'assumer... et la crise, même amoindrie était toujours là , le  terrorisme islamique frappait de plus en plus notre pays et le gouvernement n'arrivait pas à faire baisser le chômage, augmentant toujours plus les impôts....
     Le peuple ne croyait plus à cette gauche sentencieuse et inefficace et la Droite reconquit, alors, aisément villes et régions

      Les élections de 2017 approchant, la gauche au pouvoir s'attendait à une mémorable et désastreuse défaite, à un véritable séisme et il fut décidé de chercher une parade  pour sauver les meubles.
      Il  fallait à tous prix sauver le parti et son vivier, les jeunes quadras et quinquas capables de reprendre les rênes en des temps meilleurs;

      Pour cela, était il possible de trouver une solution intermédiaire capable d'empêcher la droite de revenir?
      Experts en marketing, en ressources humaines, grands financiers et idéologues, pontes du parti et autres webb consulting etc se réunirent autour d'une grande table et il en ressortit qu'il y avait une belle carte à jouer celle de la troisième voie, celle d'un centre gauche... Le centre officiel, l'UDI étant en crise et l'autre celui de François Bayrou n'existant plus que sur les plateaux télé.
   

      Il fut donc décidé d'extraire un jeune greffon du vivier PS, qui puisse, à terme, plaire à tout le monde, par son physique, son allant, son sourire, ses compétence professionnelles, le gendre idéal qui conquiert aussi bien la jeune fille en fleur que son père, sa mère, les cougars de passage ou les gays... qui puissent convenir aussi bien à la grande finance que séduire le petit peuple.
      Après un casting  drastique, on trouva le postulant idéal; François Hollande le pris dans son staff élyséens pour lui biberonner à hautes doses la stratégie politique.
      Les meilleurs conseils,  formateurs s'occupèrent de lui, puis on lui confia, pour essayer, un ministère. Il s'en sortit fort bien, le petit...
      Il était pret !  On lui donna une bonne équipe de conseils en marketing et communication, ainsi que quelques gros financeurs potentiels. 
      Il apprit à plaire à la droite, toute en étant de gauche... à faire plaisir à la gauche tout en n'effarouchant pas la droite...


      Alors, à gauche, on lui ouvrit la porte et on le lança dans l'arène;

      Emmanuel Macron venait de naître ...


... A suivre ....


Allez, bonne nuit, les  petits ... si vous êtes sages on vous racontera la suite  ... une autre fois ... 

 

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Published by jn delorme
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