Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 08:13
Consultations et études sur le projet gouvernemental pour l'université française ocupent la plume de nombreux commentateurs.

Notre enseignement post-bac ne va pas si mal que ça mais il souffre de nombreux maux: Manque de ces moyens, disparité de ces derniers, lenteurs administratives, etc. Ce qui lui est surtout reproché c'est son apparente inadéquation avec le marché du travail.
Nos étudiants vont ils en fac pour apprendre un métier dans une branche demandeuse d'emploi ou y vont il pour parfaire leur éducation d'adultes responsables?
La première réponse semble tomber sur le coup du bon sens et la seconde parait incontournable.

Il fut un temps ou choisir une filière intellectuelle ou artistique sans réels débouchés pratiques et rémunérateurs ne posait aucun problème pourvu que l'on soit "bien né". En ces temps là pour pouvoir faire des études supérieures il fallait sauf exception, être assez "bien né"; ceci joint à l'euphorie de l'expansion économique permettait à la fois de faire des "têtes bien pleines" et des "têtes bien faites" sans que quiconque y trouve à redire.
Aujourd'hui, la donne est différente; même pour les plus nantis l'avenir est incertain, alors se pose pour tous le choix de l'avenir professionnel.

Qui peut certifier qu'il sera dans la même entreprise dans un an et si cette entreprise existera toujours?
Combien nombreux sont les thésards qui font la plonge dans un restau ou pointent au chomage?
Comment monnayer une expertise en stoïcisme ou en histoire de la renaissance  si l'on n'a pas des relations dans l'édition ou les médias ? (et même..).
Lors du débat à propos du CPE c'est une inquiétude qui revenait constamment dans les propos des leaders étudiants..."nous ne sommes pas en fac pour apprendre un métier mais pour apprendre à devenir adultes, pour apprendre à être !". Discours que les actifs , confrontés à la difficulté du quotidien ne peuvent comprendre.

Le gouvernement devra réfléchir à une politique qui prenne en compte cette aspiration au savoir "philosophique, à ce besoin de culture personnelle qu'expriment nos étudiants et l'inclure dans la réorganisation de l'université sous peine d'accentuer l'incompréhension et  la rupture entre monde réel (du travail) et virtuel (de la fac).

Bien sur il est souhaitable que la fac propose des filères qui débouchent sur des emplois; bien sur les universités doivent avoir plus de moyens et d'autonomie pour gérer ces derniers; bien sur, universités et entreprises doivent travailler ensemble pour plus d"efficacité et d'excellence mais en gardant toujours en filigrane cette attente de nos jeunes ce besoin de se former pour soi, cet...espace de liberté inscrit dans nos textes et dans nos gènes.

De nombreux blogs abordent ce sujet; ainsi celui de Benjamin Boyer qui lors d'un récent billet interroge: "...Jusque là je dis OK. OK pour ces fillières qui utilisent des machines, des substances etc...ces filières techniques, scientifiques, jusque là Bravo ! Mais que va t il advenir des fillière non-rentables ? Des fillières des sciences humaines comme l'histoire ? Personne n'investira dans l'Histoire. L'histoire par exemple n'est pas rentable mais elle est indipensable à l'indentité d'une nation..."

Partager cet article

Repost 0
Published by jn delorme - dans jeannoeldelorme
commenter cet article

commentaires

Boyer Benjamin 02/07/2007 14:09

Je suis tout à fait en accord avec tes propos. En effet quand on est étudiant on ressent vraiment qu'il y a un réel fossé entre nos études et ce que l'on attendra de nous. Si les diplômes font beaucoup il est clair que de nos jours les entreprises mettent de plus en plus l'accent sur le savoir-faire, des expériences que nos universités ne sont pas en mesure de nous offir. Il me semble qu'un rapprochement universités/entreprise pourrait ouvrir la voie vers plus de stages, plus d'expériences, ce qui veut aussi dire une meilleure orientation. Dans le cadre d'un rapprochement universités/monde du travail, il me semble qu'il faut tout mettre en oeuvre pour qu'on parle plus de formation et de coopération, plutôt que de concurence et marchés. L'éducation et la formation c'est l'âme d'une nation, laisser le marché contrôler notre université c'est poser une bombe à retardement sur nos conditions de vie et notre identité même de citoyen français. Donc pour conclure je dirai que si rapprochement il doit y avoir, celà doit être dans l'intéret de tous et que dans tous les cas l'école de la république prévaut.

Présentation

  • : jn delorme blogue....
  • : mon espace de "Liberté" - humeurs et réactions
  • Contact

C'est tout bon

Recherche

Texte libre

visiteurs

un compteur pour votre site

personne(s) actuellement sur ce blog


 Jean Noel Delorme

Référencement
paperblog member

<script src="http://www.paperblog.fr/includes/js/marqueur.js" type="text/javascript">
</script>
<script type="text/javascript">
sendmarqueur();
</script>

Articles Récents