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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 10:49
Les rencontres européenne sur l'intégration ont pu se dérouler normalement ces deux derniers jours à Vichy, malgré les appels à une très forte mobilisation des antis-tout.
C'est désormais une constante de notre douce France que lorsque les caméras se mettent en marche, les casseurs ne sont jamais loin.
Les bons sentiments ont bon dos, l'anti-rascisme, l'anti libéralisme, l'anti sarkosisme, le sectarisme, le fascisme de l'ultra gauche et la violence gratuite font bon ménage... au détriment surtout de ceux qui ont besoin de leur voiture pour se rendre à leur travail ...



MOV02985
envoyé par boooby03

Mobilisation à Vichy
envoyé par Oeil-de-Citoyen


Brice Hortefeux , dans un interwiew accordé à 
Jean-Pierre Elkabbach pour le Forum d'Europe1 fait le point sur ces rencontres européennes:


Retiendra t'on les violences d'une certaine "rue" ou les avancées de ce sommet sur l'intégration? l'avenir le dira...


Tous ces manifestants et d'autres acteurs politiques s'étaient indignés du choix de la ville de vichy pour la tenue de ces rencontres européennes, faisant ainsi amalgame avec la période de la guerre de 40, ce dont beaucoup s'étaient indignés.

Par un curieux raccourci il a même été reproché à brice Hortefeux d'avoir choisi Vichy pour redorer l'image de cette ville flétrie par l'usage qu'en à fait le gouvernement de Pétain, alors qu'en réalité il a choisi Vichy, en tant que ministre auvergnat. Sa première idée était d'organiser ces rencontres à Clermont-Ferrand, mais les autorités de la capitale arverne n'avaient pas souhaité valider ce projet et, de plus, les infrastructures d'accueil de la ville de Clermont-Ferrand ne pouvaient rivaliser avec celles de Vichy...
Ce n'est qu'après qu'est née la polémique sur le passé de la ville de Vichy et que le ministre lui a vertement répondu comme le montre la vidéo prise lors d'un meeting sur l'Europe au Cendre, près de Clermont Ferrand.
On n'a donc pas fini de parler de Vichy ... et, à présent que les casseurs sont partis vers d'autres lieux, à la suite des caméras de la presse, le débat pourra redevenir serein...

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Published by jn delorme - dans jeannoeldelorme
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commentaires

de l'art de faire déraper les choses 10/11/2008 15:46

A Vichy, Rue89 a rencontré Caro, internaute grenobloise connue des riverains qui participait au contre-sommet sur l'intégration. Son récit de la journée de manif, contrôles en rafale compris.
Arrivée à la gare routière de Grenoble, on ne voit que du bleu: les quais d'accès aux cars étaient barrés par un filtrage policier. Tous les voyageurs devaient passer un par un en présentant une pièce d'identité. C'était long, des gens, qui n'allaient pas à Vichy, ont même raté leur bus.
En arrivant devant notre car, surprise, pour monter, il fallait re-présenter une pièce d'identité et des flics prenaient les noms. Nous ne voulions pas, mais une jeune commissaire (blonde et mignonne, d'ailleurs) nous montre une réquisition du procureur. On s'y plie. J'étais sure que les flics n'avaient pas le droit de le faire, mais, n'étant pas juriste, je ne connaissais pas les articles de loi pour nous opposer au fichage. Les lyonnais avait un juriste avec eux et ont pu le refuser.
Quatre sans-papiers avaient pu monter dans le car avant le filtrage des flics et s'étaient assis au fond. Une fois que tout le monde était installé, plusieurs policiers sont montés pour re-contrôler et ont voulu les faire descendre. Mais quelques malabars de la CGT se sont opposés et finalement les flics sont redescendus.
A cinq kilomètres de Vichy, contrôle des soutes et cars bloqués
Vingt policiers pour un car de cinquante personnes. Sommes-nous considérés comme de dangereux terroristes? Départ avec trente-cinq minutes de retard. A cinq kilomètres de Vichy, cette fois, ce sont les gendarmes qui font signe au chauffeur de se garer. Contrôle du car et des soutes: un quart d'heure.
En arrivant, nous apprenons que sur les vingt cars attendus, même pas la moitié a pu arriver. Les trains ont été bloqués bien avant la ville, si bien que les gens n'ont pu venir jusqu'à Vichy. Les voitures et les passagers étaient contrôlés. Bref, peu de monde, mais ce n'est pas étonnant.
Sur la manif elle-même: devant, les partis et syndicats avec drapeau, en tête, une banderole unitaire (sans logos) de soutien aux sans-papiers. Les Grenoblois étaient en fin de cortège, avec leur banderole et quelques panneaux humoristiques… On a vu à un moment de belles lueurs rouges. Arrêt, puis la rue se remplit de fumée âcre. Demi-tour, des gens tombent par terre, ne pouvant plus respirer, les collègues les remettent vite fait debout et les emmènent. Ça tousse, ça pleure dans tous les coins, le "serum phy" circule, ainsi que les bouteille d'eau (pas de Vichy).
Une grenade entre dans un appartement par la fenêtre
Incompréhension totale, la manif était autorisée. Les flics font des concours à qui tirera le plus loin dans la foule. Une grenade entre direct dans un appartement par une fenêtre ouverte. Les vieux de la vieille empêchent la panique en calmant les manifestants.
Essai de regroupement avec la tête du cortège qui était passée par une rue adjacente et décision de se rendre au meeting. Les flics continuent à canarder… C'était la partie "remise en forme", ou comment réapprendre à courir à des personnes âgées, à des personnes asthmatiques, à des parents avec enfants et parfois poussettes…
Meeting encerclé, évacuation anticipée
Au meeting: sur l'estrade, des représentants associatifs, politiques essayent de parler dans les cris "libérons nos camarades". La sirène d'évacuation retentit à plusieurs reprises, personne ne bouge. Ceux qui entrent expliquent ce qu'il se passe dehors. La salle est encerclée. Les organisateurs vont négocier la sortie. Celle-ci a lieu, bien avant la fin prévue. Nous regagnons le car en passant devant une haie de robocops harnachés et les voitures des pompiers arrivant pour éteindre les incendies de poubelles.
Huit cents policiers pour empêcher la libre expression d'une manif autorisée! C'est beau et démocratique, la France sous Sarkozy! Tout ce que le gouvernement arrive à faire, c'est rendre l'opposition de plus en plus violente, il ne nous fera pas taire! L'intégration, thème de cette réunion des vingt-sept ministres européens en charge de l'immigration, c'est d'abord intégrer les immigrés qui vivent déjà en France, qui y travaillent (80% des expulsés ont, ou plutôt avaient, un travail), ils sont déjà intégrés, pourquoi ne pas les autoriser à rester?
Pourquoi privilégier l'immigration choisie au risque de dépeupler les pays émergents de leurs travailleurs? Pourquoi continuer à refuser les demandes d'asile de ceux qui risquent gros en retournant dans leur pays d'origine? J'aurais bien quelques réponses… mais elles ne sont pas "dans la ligne"…

jn delorme 10/11/2008 15:38

cauchemardesque!

Même pas 10/11/2008 13:17

Pas mal !

copié-collé 10/11/2008 13:14

Cusset, près de Vichy, nuit du 3 au 4 novembre 2008.
Après la manifestation contre le sommet européen de Vichy, je rejoins le camping aménagé par la mairie et les organisateur.ice.s de la manifestation, situé sur un terrain de sport, à quelques centaines de mètres du lieu du meeting. Une dizaine de tentes sont montées, une quinzaine de personnes se préparent à passer une nuit froide et humide. Situé entre un champs et un cimetière, clôturé de murs et de hautes haies, le camping est à l’abri des regards. Pas un voisin, pas une fenêtre ne donne sur les tentes. Fatigué, je vais me coucher rapidement.
Au milieu de la nuit, l’obscurité est totale, un grand silence règne et ma tente commence à tanguer violemment. Aucune idée de l’heure ; je me rends compte rapidement que quelqu’un est en train de donner des coups.
À peine réveillé, je proteste que je suis dedans, en train de dormir, que ça ne mène à rien de donner des coups dans une tente. Je suis persuadé qu’un.e camarade bourré.e fait une mauvaise blague. En quelques secondes, la toile s’effondre ; comme elle ne me protège plus, je prends des coups dans les côtes. Énervé et un peu affolé, je comprends que lale camarade ne s’arrêtera pas et lâche « bâtard ! » pour signifier que ça ne m’amuse plus, et je me résouds à chercher l’ouverture. Là, j’entends « Il m’a traité de bâtard, le con ! » et les coups doublent, triplent, j’en reçois dans la tête, les jambes, les bras, partout. Enfermé comme dans une nasse, je me protège comme je peux, recroquevillé ; je pense à une agression de fascistes, je panique, aucune idée d’où est la sortie, j’ai un peu peur d’étouffer... au bout d’un moment les coups s’arrêtent. À tâtons je trouve l’ouverture, hésitant à déplier mes membres, angoissé de donner de nouvelles cibles à mes agresseurs. Quand j’arrive enfin à sortir la tête, 3 paires de bottes me font face. Enfin, je comprends.
Un flic me lance « T’as 5 minutes pour te lever et sortir ». C’est la première fois qu’ils m’adressent la parole, suivie par un flot d’insultes. Puis les blousons « POLICE » disparaissent dans l’obscurité.
Déconcerté, je déplie mes jambes dans mon duvet. Je ne crois pas ce qui m’arrive, et retombe dans une somnolence quelques instants. Rapidement, j’entends courir, les coups repleuvent sur mon corps déjà meurtri, les flics cassent les arceaux de la tente, la toile se déchire, je me lève enfin. « T’as 2 minutes pour dégager, après on envoie les chiens ! » À tâtons, je cherche mes chaussures.
Impossibles à trouver. Je mets un pantalon, trouve un pull dans le chaos de mes affaires éparpillées dans l’herbe humide. Je me rends compte que je tremble de tout mon corps, de froid, de terreur, de colère. Toujours pas de chaussures. Avant l’agression, les flics ont pensé à les lancer au loin. Finalement je me rappèle avoir une seconde paire dans un sac, la cherche, la trouve, l’enfile. Je prends ma toile de tente par les 4 coins, en fais un balluchon, et me dirige vers la sortie à travers les tentes détruites. À la sortie, 2 voitures de police, des flics et un chien autour d’un petit groupe de militant.e.s à peine réveillé.e.s.
Ils nous ordonnent de partir. Hésitant.e.s, nous nous dirigeons d’un côté, puis de l’autre, ne sachant où aller, il est 1h30 ou 2h du matin, les flics nous insultent, flash-ball au poing. Après avoir lancé le chien dans le camping déserté, ils le lâchent sur notre petit groupe ensommeillé qui s’étire le long de la route.
À travers la muselière, le molosse attrape les membres des retardataires, monte au visage de certain.e.s, je suis terrorisé. Au bout de quelques dizaines de mètres nous nous arrêtons pour faire le point. Je craque, pleure, nous sommes misérables le long de ce cimetière, perdus, avec nos affaires et nos agresseurs tout-puissants et narquois postés à quelques mètres, arme au poing, leur chien qui aboie.
Puis, une longue marche commence, direction Vichy, plusieurs kilomètres, ma tente-balluchon sur le dos, le corps meurtri par les coups, le froid, l’humidité, les insultes et la violence inouïe, gratuite et légitimée, de ce réveil nocturne et sans témoins.
Des voitures de flics banalisées, vitres teintées, tous feux éteins, patrouillent au pas, s’arrêtent, repartent ; leurs occupants, indifférents ou narquois, scrutent, insultent, contrôlent. Une voiture de militant.e.s, pleine, nous encourage. Notre groupe en rencontre d’autres, nous discutons quelques minutes, jamais plus : une nouvelle patrouille passe, il nous faut repartir, marcher, marcher, nulle part, partout, sans autre but que de rester en mouvement, pour ne pas attirer l’attention des agresseurs en uniformes. Nous cherchons un appartement, une maison, un jardin, une cage d’immeuble, un abri quelconque, sec, chauffé ou non... Personne ne connaît la ville, personne ne connaît un.e habitant.e, la pression des flics augmente, contrôle.
Mes genoux sont très douloureux, je suis épuisé, j’arrive à peine à porter ma tente-balluchon. Après quelques tentatives avortées de trouver un abri collectif, le groupe se sépare. Nous ne sommes plus que trois, nous trouvons une cage d’immeuble, nous dirigeons vers la porte. Manque de chance, une patrouille, tous feux éteints, s’approche, s’arrête, je passe mon chemin, la patrouille repart, elle tourne. Je cours, mon fardeau sur les épaules, j’atteins la porte, entre, monte un étage. Tant de bruit réveille un voisin, il appèle la police... j’ai marché 3h, 3h30, trouvé un endroit à l’abri, sec et chaud, et me voilà pris au piège, la tension monte encore, ça ne s’arrêtera-donc jamais ? Je monte péniblement les escaliers, observe la flicaille qui, tout en bas, repasse, tourne, revient, ils ne sortent pas de la voiture, s’en vont... je m’écroule et m’endors. Il est 4h.
D’un seul coup, une torche dans le visage, angoisse, un chien me marche sur la figure, j’ouvre les yeux. Il est 7h, la vieille du dessus sort promener son chien, l’immeuble s’anime et nous devons partir. Je retourne au camping, constater les dégâts. Il est aussi triste que le cimetière à côté : des affaires éparpillées, des tentes détruites, des toiles déchirées. Je retrouve 4 sardines dans la zone où j’ai dormi, récupère quelques affaires, une chaussure lancée au loin, dans une haie, l’autre a disparue. Direction la gare. Au revoir, Vichy.
Le lendemain, mon corps n’a pas de traces de coups. Pourtant je n’ai pas rêvé ; peut-être le duvet les a-t-il amortis, et, dans mon sommeil, ils m’ont paru plus violents que la réalité.
Ceci est un témoignage de ce que j’ai vécu lors de l’évacuation du camping pendant le contre-sommet de Vichy ; j’ai choisi de l’écrire à la première personne pour pouvoir exprimer mes ressentis personnels face à cette expérience relativement traumatisante, et ce sans engager les autres militant.e.s avec qui je me trouvais. Elleux l’ont vécu différemment, et illes ne se retrouveront sûrement pas dans ce texte. Je ne les ai pas escamotés : je veux simplement respecter leurs propres ressentis, et surtout ne pas m’exprimer à leur place.
http://auvergne-indymedia.org/temoignage-sur-l-evacuation-du.html

plus de mal que de casse 10/11/2008 13:12

Un témoignage à la première personne du singulier

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