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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 13:32
Jean Philippe Elie, journaliste et Rédacteur en Chef de "Chef d'Entreprise Magazine". vient de livrer une note sur sa page Facebook, qui a elle seule résume l'inquiétude, voir l'indignation de beaucoup d'entre nous...

Je vous la livre in extenso car en quelques mots, Jean Philippe Elie appuie là où cela fait très mal! Espérons qu'il sera entendu:

"
Absoudre ses fautes grâce à l'Etat christique...
Dans un récent édito, le directeur de la rédaction de l'Express, Christophe Barbier, trouvait tout à fait logique que l'Etat sauveur (des banques) intervienne au plus fort de la crise financière. Cependant, une fois celle-ci passée, l'Etat devra à nouveau s'effacer afin de laisser la roue du capitalisme tourner pour le plus grand bien de la planète.

Ma déception, à la lecture de cet édito, fut à la hauteur des pertes du Cac 40 ! Par quel coup du sort un brillant journaliste comme Christophe Barbier est-il devenu autiste au point de ne pas se rendre compte que le capitalisme ne doit plus être livré à lui-même ? C'est à croire que la crise actuelle a tétanisé les consciences et fait perdre à certains journalistes (caste à laquelle j'appartiens) le sens du libre arbitre, à défaut de celui de la libre entreprise...

Oui, le capitalisme est à l'heure actuelle le modèle économique le plus souhaitable. Mais le capitalisme sans régulation, c'est comme science sans conscience. C'est laisser des individus amoraux s'enrichir, jusqu'à l'indécence, sur le dos de salariés qui ne sont plus que des variables d'ajustement ! C'est laisser des individus ayant perdu le sens des réalités se goinfrer jusqu'à s'en crever la bulle boursière, avant d'appeler au secours un Etat christique. C'est laisser des individus s'absoudre de leurs fautes sans prendre conscience de l'immoralité de leurs actes...

Je pensais que cette crise déclencherait enfin une catharsis libératrice, où le sacrifice d'ouvriers - perclus de douloureux TMS - serait enfin reconnu... et indemnisé à sa juste valeur. Je me suis trompé : ceux qui nous ont plongé dans la tourmente présente, après avoir perçu des dividendes faramineux, refusent d'assumer leurs actes et d'en tirer les conclusions qui s'imposent. L'Etat sauveur a simplement le droit de voler à leur secours, avant d'être crucifié sur l'autel d'un nouveau capitalisme qui sera tout autant immoral que le précédent.

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commentaires

L.Abondo 06/11/2008 14:39

La régulation à l'oeuvre:
"La réforme de l'impôt a augmenté les inégalités sociales
La réforme de l'impôt sur le revenu en 2007 a particulièrement bénéficié aux 10% de ménages les plus riches en France, selon le "portrait social de la France" publié par l'Insee jeudi.
Cette réforme du barème de l'impôt sur le revenu, entrée en vigueur en 2007, avait été décidée deux ans plus tôt par le gouvernement de Dominique de Villepin.
"La réforme de l'impôt sur le revenu a atténué son pouvoir redistributif : sans la réforme, sa contribution à la réduction des inégalités s'élèverait à 28,4%, soit deux points de plus (que maintenant)", peut-on lire dans le rapport.
Les 10% de ménages les plus riches ont gagné avec la réforme entre 1% et 2% de niveau de vie, explique l'Insee. L'effet est par contre quasi-nul pour le 50% les plus modestes.
Les prélèvements sur la consommation et l'investissement sont les seuls instruments dont l'effet final tend, à court terme au moins, à augmenter les inégalités.
Globalement, les prélèvements et prestations réduisent de 19% en moyenne le niveau de vie des 20% de ménages les plus aisés en France. A l'inverse, le niveau de vie des 20% les moins aisés est au total augmenté de 47%.
Les transferts en nature, c'est-à-dire les services publics de santé, éducation et logement, ne sont pas pris en compte dans ce calcul. Pourtant, ils contribuent selon l'Insee "deux fois plus que les transferts monétaires (prestations et prélèvements) à la réduction des inégalités de niveau de vie".
L'Insee observe que l'impact de l'évolution de l'indice des prix à la consommation (+3,6% entre juin 2007 et juin 2008, du jamais vu depuis 1991) a été alimentée par la hausse des prix du pétrole et des matières premières et a touché davantage les ménages modestes ou ruraux.
L'effet de l'inflation sur ces ménages a été supérieure d'un point environ à celles des ménages urbains ou aisés. Les écarts moyens entre ces deux groupes depuis 1996 n'avaient jamais dépassé 0,2 point par an.
Clément Guillou, édité par Elizabeth Pineau"

Charles M. 06/11/2008 14:10

Socialisez les pertes, privatisez les profits ! Plus de 30 ans que ça dure et y en a encore pour s'illusionner sur une possible "catharsis libératrice". Ce soutien aux banques avec l'argent public n'est que la suite logique de ce qui à été amorcé sous Reagan, Thatcher, Deng Xiaoping et, plus près de nous, pendant les "riches" années Tapie. Vous chantiez nombreux les louanges du libéralisme ? j'en suis fort aise:Eh bien! dansez maintenant. 

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